Un peu de philo ce matin:

“La soumission des technologies de l’esprit aux seuls critères du marché les maintient dans une fonction de technologies de contrôle, au service de “sociétés de contrôle”[…]. Cette fonction, qui a pour but de systématiser le développement des applications et des usages des moyens de calcul, de communication et d’information au seul service d’une massification des comportements de production et de consommation dans le sens des intérêts financiers investis à très court terme et à très forts rendements financiers dans les entreprises industrielles, bloque l’accès à ces technologies pour une toute autre finalité. Et en particulier, elle interdit et obstrue systématiquement le développement des pratiques sociales nouvelles et inédites que non seulement elle permettent, mais par lesquelles seulement, là est notre thèse, ces technologies pourront devenir la base d’une nouvelle époque de la civilisation […].”
Bernard Stiegler, Ars Industrialis, Flammarion, 2006, p. 28

Cette manière de penser la technologie, en la découplant de ses applications mercantiles, est une des raisons d’être de polymorph. Le code source d’outils complexes et le matériel pour l’exécuter sont accessibles facilement. Ne “reste” qu’à acquérir les connaissances nécessaires et à les mettre au service d’autres enjeux!

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